Libéré !!!

6 06 2011

Non, il ne s’agit pas de l’événement planétaire qu’a constitué le débarquement de Normandie… Mais plus prosaïquement de ma libération de la World Company qui m’employait.
Pour des raisons d’ordre contractuel (on dit aussi “être tenu par les c…es”), je ne m’étendrai pas plus sur le sujet.

Mais à titre personnel, voilà qui devrait m’offrir un peu plus de temps pour des activités plus épanouissantes; et parmi celles-ci, tenir ce blog, modeste goutte d’eau dans la marée contestataire qui monte, pour saper les fondations déjà chancelantes du monde de TINA

Bref, le vieil indien est de retour, au moment où il est temps de se préparer à accrocher des scalps à nos ceintures !





Nucléaire, Japon et pédagogie…

20 03 2011

Une vidéo expliquant aux enfants japonais l’accident de Fukushima. No comment…

 





Internet et confidentialité, chapitre 1

14 03 2011

Les vacances sont finies, alors il est temps de s’y remettre…

D’abord, et pour ne pas ré-inventer la roue, la plupart des sujets abordés ici l’auront été aussi, de manière approfondie sur le site de l’Electronic Frontier Foundation, et plus précisément sur leur site Surveillance Self-Defense. Mais si, comme beaucoup de francophones, vous n’êtes que très moyennement à l’aise avec la langue de  Shakespeare, alors vous trouverez ici, dans les semaines à venir, quelques articles ou lien en français,qui vont expliqueront, aussi simplement que possible, comment surfer en sécurité et confidentialité.

Par ailleurs, l’EFF fournit une série d’outils disponibles ici, dont en particulier le très utile “HTTPS everywhere

Enfin, il y a un gros morceau appelé Tor Project, destiné à anonymiser les flux Internet. On y reviendra, longuement…





Spécial dédicace aux insurgés lybiens…

14 03 2011

“Nous avions à choisir (à Munich) entre le déshonneur et la guerre. Nous avons choisi le déshonneur et nous avons eu la guerre.”

SIR WINSTON CHURCHILL





Après les vœux, écrire sur quoi ?

21 02 2011

Il faut admettre qu’après avoir mis, sans l’avoir vraiment prévu, ses tripes sur la table, il reste comme une sensation de vide… Au moins au début…

Quand, de surcroit, on a récolté assez de réactions positives, encourageantes, voire flatteuses pour provoquer une enflure considérable de l’ego, on se trouve soudain, à tort ou à raison, à ressentir une responsabilité vis-à-vis des lecteurs de sa logorrhée électronique.

Bon, d’abord, un grand merci à celles et ceux qui m’ont dit avoir apprécié ce premier coup de gueule de l’année! Ma modestie en a souffert, et j’espère qu’elle s’en remettra avant que je ne commence à me prendre pour un vrai chroniqueur.

Ensuite, il est temps de trouver un sujet pour la prochaine série d’articles…

Ça n’est pas la matière qui manque :

  • Commentaires de l’actualité: il y a pléthore de blogs et de journaux en ligne qui font ça très bien, autant renvoyer vers eux si nécessaire, plutôt que les plagier.
  • Petit manuel de contre-attaque intellectuelle : d’abord, si on me dit qu’il s’agit d’un plagiat du “Petit cours d’autodéfense intellectuelle” de Normand Baillargeon, je répondrai qu’il s’agit d’un modeste hommage à un ouvrage dont la lecture devrait être obligatoire à partir du lycée (pense-bête : penser à le suggérer à Luc Chatel).
    L’idée serait de passer en revue techniques oratoires, raisonnements et sources d’information, afin de nous doter d’armes de conviction massive, destinées à expurger idées fausses et propagande gouvernementale des cerveaux embrumés par la télévision à haute dose.
    Vaste sujet, pour lequel des contributions seraient bienvenues !
  • Fiches de lecture : Je crois qu’il serait préférable que je transforme la page « Bouquins » en catégorie, pour présenter le tout d’une manière plus aérée. Et puis après tout, autant prendre le temps d’ingurgiter les derniers pavés d’Edgar Morin (La Voie) et Paul Jorion (Le Prix) au préalable.
  • Internet et Confidentialité : Il est merveilleux, le réseau des réseaux. Mais si on n’y prend pas garde, il est aussi, pour les pouvoirs toujours prêts à restreindre nos liberté sous le douteux prétexte de la sécurité, un excellent moyen de nous espionner. Personnellement, j’aurais tendance à dire que quand les décideurs commencent à se méfier de ceux qui les ont élus, au point de multiplier les lois fourre-tout et liberticides aux noms de Pokemon (r) (HADOPI ou LOPPSI 1 et 2…), la méfiance doit être réciproque.
    De plus, les outils techniques pour utiliser internet de manière confidentielle existent bel et bien, et sont même plébiscités en ce moment, du côté du monde arabe. Mais curieusement, ces outils font l’objet d’une assez faible promotion hors des cercles technophiles, ne serait-ce que parce que leur simplicité de mise en œuvre laisse parfois à désirer, et qu’il faut mieux être à l’aise avec l’anglais pour avoir les moyen de s’y lancer.
    Attention, Pas question de recenser ici des moyens de télécharger films et musiques sans risquer les foudres d’HADOPI ! Non l’idée est plutôt que chacun puisse surfer sans être localisé par son adresse IP, envoyer des e-mails sans qu’ils puissent être lus par d’autres personnes que leurs destinataires, ne pas être repéré par ses habitudes de consommation, bref, que le respect de la vie privée, dans la mesure où elle n’entrave pas la liberté d’autrui, est un droit inaliénable.
    En tant que geek avéré depuis de nombreuses années, il me semble donc que je devrais consacrer quelques billets aux techniques de confidentialité sur Internet, et, si nécessaire, à documenter en français leur mise en œuvre.

Tous comptes faits, je crois que ce sera Internet et Confidentialité, et alea jacta est !





Vœux 2011 d’un vieil apache, Épisode 5 – Rêve

1 02 2011

Génération quadra…

Je fais partie de la génération dont l’élite arrive aux affaires, avec sérieux, réalisme, début de presbytie physique, et grave myopie intellectuelle.

Une génération grandie dans les effluves de mai 68 et du mouvement hippie, dans les rêves naïfs du Flower Power et dans l’optimisme de ces Trentes Glorieuses dont nous ignorions vivre le crépuscule.

Puis, de crise du pétrole en avènement du libéralisme sous Reagan et Thatcher, du triomphe préfabriqué du disco à la rebellion nihiliste du punk, au lieu de paix et d’amour, nous avons rêvé de 103 SP et de chaîne Hi-Fi. Et au gré d’un printemps 1981 aux espoirs si vite déçus, nous sommes devenus la « Bof Génération », celle qui, passé un temps toléré de révolte adolescente, étudiait consciencieusement, pour se préserver de ce chômage qui anéantit si brillamment les conquêtes ouvrières des décennies précédentes.

Arrivés dans le monde du travail un peu avant l’apparition d’Internet, nous avons subi sans vraiment le comprendre l’implantation de l’idéologie néolibérale dans nos têtes et dans nos vies.

Nous avons vécu la chute du Mur de Berlin comme un grand moment de libération, sans saisir que nous assistions à l’avènement d’un monde unilatéral, au triomphe de la pensée unique, du mythe de la fin de l’histoire et de l’illusion de la croissance infinie.

Nous avons pris à son départ le train d’Internet, qui nous a permis d’arrondir nos fins de mois jouant les traders aux petits pieds, pour rembourser nos crédits, crédit-voiture, crédit-logement, crédit à la consommation, crédit pour rembourser nos crédits… Nous ne bronchions pas quand on nous disait qu’il n’y avait pas d’autre solution, que l’état état était un mal, que l’entreprise, la concurrence libre et non faussée, et la dérégulation étaient le bien.

Il y a bien eu quelques krachs boursiers, quelques catastrophes environnementales, un peu de désindustrialisation (pas grave, l’avenir des pays développés est dans le secteur tertiaire…), un peu de dérégulation, un peu plus de travail pour de moins en moins de travailleurs, un peu plus d’endettement (« l’endettement est une preuve de confiance dans l’économie » – N. Sarkozy).

Mais nous restions bien au chaud, dans les bulles de nos milieux respectifs, obnubilés par la gestion d’un quotidien de plus en plus complexe et rapide, inquiets de la menace terroriste et de ces hordes d’étrangers incapables de se fondre dans notre culture millénaire.

Des voix, loin des grands médias, tentaient bien de réveiller les confiance, mais elles ne trouvaient guère d’échos que dans une jeunesse boutonneuse ou chez des vieux babas cools en pré-retraite, mais nous sommes une génération trop sérieuse, moderne et occupée pour avoir le temps de prêter l’oreille à ces sornettes d’un autre siècle.

Le coup de tonnerre de 2008 a bien suscité espoirs et craintes, mais les manigances de la finance et les lois liberticides ont mis un éteignoir provisoire au mécontentement des peuples.

Et nous avons laissé faire cela… Nous y avons même participé inconsciemment.

 

Et maintenant ?

Nous, qui sommes la génération sans rêves, avons-nous engendré la génération sans espoir ?

Pour parler au singulier, je clamais, adolescent crypto-punk de la génération Mitterrand, qu’il ne fallait pas avoir d’enfant, pour ne pas leur offrir un avenir pourri.

En 2011, l’amour et l’instinct de reproduction ayant pris le pas sur les convictions nihilistes de l’adolescence, me voilà père de famille et heureux de l’être… Sauf que… Quel avenir ai-je contribué à leur préparer ?

Face aux incertitudes de l’avenir, nous semblons n’avoir plus de rêve, plus de vision exaltante à apporter.

De mon adolescence, je garde la nostalgie des fêtes du PS où mes parents m’emmenait dans les années d’avant mai 81. Nous croyions alors dur comme fer au « changement » (pour les jeunes lecteurs-rices, le changement était à Mitterrand ce que la rupture fut à Sarkozy…). Nous avions l’espérance d’un socialisme à la française qui concilierait le meilleur des deux blocs d’alors.

Évidemment, une fois passé quelques mois « d’état de grâce », la réalité de la rigueur et du libéralisme économique ont commencé à s’imposer…

Et nos enfants, qui n’ont même pas connu ces périodes d’enthousiasme collectif, que leur avons nous donné à la place ? Le consumérisme, la télé-réalité, World of Warcraft et les Sims, la techno et l’ecstasy, l’alcool et le haschich, le suicide et les antidépresseurs, le Front National et les intégrismes religieux, un futur de trader, de manager, ou de loser…

Paralysés par la théorie de la « fin de l’histoire », le discours du « seul choix possible », avons-nous le droit de ne leur laisser, pour seule perspective, que des paradis artificiels dont la médiocrité mercantile aurait certainement désespéré même Baudelaire ?

Pour revenir au singulier, j’ai cherché un peu de rêve, un peu d’utopie, un zeste d’enthousiasme entrainant dans la politique. J’ai rencontré quelques élus et militants de gauche, assisté à des réunions, consacré un peu de mon temps et de mes compétences à la réalisation d’un site web…

Et j’ai surtout été passablement déçu ! J’ai certes fait la connaissance de gens charmants, et certainement sincères dans leurs convictions, mais aussi ressenti l’impression diffuse que ça ne marchait tout simplement pas… Impression à vrai dire longue et difficile à décanter, mais que je m’efforcerai de résumer ici, en candide de la vie politique… Tout d’abord, il m’a été permis de distinguer trois stéréotypes de militants, encore que, réalité faisant loi, aucun ne se rattache évidemment complètement à ceux-ci :

  • L’ambitieux : en quête de mandats électifs, fin connaisseur des rouages de la politique et spécialiste de l’analyse tactique, son attention est focalisée sur les scrutins, et les parts du marché des votants qu’il peut obtenir en fonction de ses positionnements. Il cherche à attirer vers lui les compétences capables d’étendre utilement son réseau, et se gardera bien de formuler des idées risquant de mettre à mal sa cote de popularité auprès de ses appuis.
  • Le vétéran : présent depuis des années, parfois même élu ou ancien élu, il continue à consacrer beaucoup de temps à son activité militante. Malgré son dévouement et sa sincérité, il donne l’impression que son ressort est cassé, et que l’habitude a depuis longtemps, chez lui, pris le pas sur l’enthousiasme.

  • Le candide : arrivant de fraiche date, il s’imaginait trouver un espace de réflexion, un laboratoire d’idées et d’action. En découvrant la réalité de réunion essentiellement axées sur la préparation d’échéances électorales, il est probable qu’il se moule dans une des catégories ci-dessus, s’il ne s’en va pas tout simplement.

Pour être honnête, je me suis assez vite situé dans la catégorie « candide déçu qui s’en va », même si je n’en suis pas particulièrement fier.

Mais force est de reconnaître que je m’attendais à avoir l’occasion de rêver, de m’exalter un peu plus. Et en fait d’exaltation dans la préparation d’un hypothétique Grand Soir, je n’ai vu que cuisine électorale assez mesquine…

 

« Rêvons, c’est l’heure  » ( Verlaine , merci aux Éditions du Hanneton…)

 

Pourquoi donc avoir oublié que le rêve est un des moteurs principaux de l’être humain ?

Certains politiciens de talent (et je parle ici du strict talent à susciter l’adhésion des foules, pas d’une quelconque compétence dans l’exercice du pouvoir!) l’ont très bien compris, tels François Mitterrand et son « Changement », Nicolas Sarkozy et sa « Rupture », Barrack Obama et son « Yes, We can ! ».

Que la réalité se soit très vite rappelée à ceux qui avaient trop vite placé leur confiance en ces personnages ne change rien au fait que ceux-ci avait compris l’importance du rêve, même factice.

Alors pourquoi ceux qui aspirent à nous gouverner plus justement semblent-t’ils incapables de proposer autre chose que des prises de positions timides, ou des provocations destinées seulement à servir leur ambitions personnelles ?

Pourquoi sont-ils incapables de dénoncer clairement l’impasse mortelle que représente, à l’échéance probable de quelques années le néo-libéralisme ?

Pourquoi n’osent-ils pas franchement propose d’abroger les lois liberticides ?

Pourquoi n’ont rien de mieux à proposer que « continuer comme avant, avec un peu plus de justice sociale, et un peu plus d’égard pour l’environnement » … Mais attention, sans perdre de vue l’objectif de ne pas tuer la reprise économique ! Là j’arrête, j’ai la nausée et des envies de scalp !

Et en 2012, nous allons nous retrouver à devoir choisir entre la fille à papa crypto-fasciste, le gnome (par la hauteur de sa pensée, pas par sa taille…) hyperactif des Hauts de Seine, le meilleur ami du CAC40 encarté au PS, et quelques outsiders en quête de maroquin, vite oubliés un fois passé le premier tour.

Pourtant les rêves existent, il y en a chez des économistes et des chanteurs, chez des anthropologues et des photographes, chez des philosophes et des bateleurs, chez des biologistes et des poètes, il y en a toujours en chacun de nous…

Dès lors, faut-il laisser les politiciens nous en priver, pendant que les marchands nous vendent du rêve artificiel et calibré ?

Est-ce que les vrais rêves ne seraient pas dangereux pour les pouvoirs en place ? A quel moment l’envie de rêve et d’espoir engendre-t-elle la colère ?

J’ai commencé à écrire ces vœux alors que le pouvoir de Ben Ali semblait solidement en place en Tunisie, et que Moubarak, venait, à coups d’élections truquées, de voir confirmé encore une fois le sien en Égypte.

Alors merci aux Tunisiens et aux Égyptiens, qui nous redonnent foi en la capacité des peuples à prendre leur destin en main !

Alors pour 2011, je nous souhaite, à tout âge, pour nous-mêmes, et pour ceux qui nous suivent, de ne pas oublier de rêver un monde libre, juste, fraternel et durable, et de ne pas oublier de lutter pour le réaliser !

 

 





Appel du M’PEP pour exclure Pascal Lamy et Dominique Strauss-Kahn du Parti socialiste

27 01 2011

Signez l’Appel pour exclure Pascal Lamy et Dominique Strauss-Kahn du Parti socialiste.

2011
Auteur : par Texte du M’PEP
Puisque le Parti socialiste français se dit de gauche, et que deux de ses éminents adhérents pratiquent l’ultralibéralisme le plus débridé dans les institutions internationales, une clarification est nécessaire. Pour le M’PEP, on ne peut pas être de gauche et diriger l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou le Fonds monétaire international (FMI), piliers de l’ordre néolibéral mondial. Il faut choisir. Pascal Lamy, directeur général de l’OMC et Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI ont choisi de se mettre au service de l’ultralibéralisme.
Suivre ce lien pour signer : http://www.m-pep.org/spip.php?article1959




AG Extraordinaire à la Boucherie Chevaline : ce soir ou JAMAIS !

26 01 2011

(Texte pompé du site de la Boucherie Chevaline sans leur autorisation, mais c’est pour la bonne cause…)

Assemblée générale Extraordinaire

Mercredi 26 janvier 2011 à 19h30

Acteurs ou spectateurs à la Boucherie ?

(N’hésitez pas à apporter de quoi grignoter si vous avez faim… Tout est là pour réchauffer si vous voulez, la Boucherie Chevaline,c’est l’Auberge Espagnole !!!)

Qui fait quoi ? A combien est-il possible de porter la Boucherie ? Comment retrouver de l’envie ? Comment mobiliser ?

A quoi sert la boucherie chevaline ?

Doit-elle être un lieu de diffusion, de spectacle où l’on vient poser ses fesses les soirs de week-end pour se détendre de sa semaine, ou un lieu citoyen ou chacun propose, agit et met en œuvre des convictions par une activité bénévole destinée à animer la cité ?

Pour que l’association vive il faut : Faire des affiches, aller les imprimer à la maison de Quartier St Nicolas, les distribuer toutes les semaines dans une vingtaine de lieux différents, faire la newsletter, tenir le blog, organiser les soirées, communiquer, contacter les artistes, gérer la logistique de la soirée, trouver des personnes pour tenir le bar, faire les flyers, représenter l’association auprès des partenaires, répondre aux mails, tenir à jour les listes de diffusion, contacter les médias, préparer les repas pour les intervenants, rechercher des gens qui proposent des soirées, collecter les informations concernant les soirées, tenir le bar à toutes les soirées où personne ne s’inscrit, gérer Pedro et les autres ivrognes, gérer les pas contents, obtenir des autorisations, tenir la compta, faire le ménage après avoir réussi à faire sortir tout le monde ou avoir le courage de revenir le lendemain, vider le tri, vérifier les stocks, faire les courses, aller à la banque, demander des autorisations spéciales pour certains événements, sortir le panneau qui fait 15 kg, compter la caisse avec tous ces centimes après 3 ou 4 bières, trouver la feuille de bar, un stylo et des enveloppes, gérer les adhésions, faire adhérer et expliquer le pourquoi du comment, former les gens au bar, etc, etc, et tout ça à 5 personnes bénévoles en activité professionnelle par ailleurs plus 5 ou 6 autres coups de pattes lors des soirées.

Quatre alternatives se présentent :

  • Faire tous ensemble
  • Une personne s’investit et trouve le moyen de se salarier
  • On arrête tout
  • On débat de vos autres propositions à l’AG
La Boucherie sera ce qu’on en fait, venez nombreux à l’AG, c’est maintenant ou JAMAIS !!!




Mon coup de coeur du jour : MelisSmelL

26 01 2011

Une Marseillaise pour le XXIème siècle :

Je ne sais pas pour vous, mais moi, à la première écoute, j’ai eu les poils hérissés les larmes aux yeux et les tripes à l’air, à peu près autant que quand j’ai écouté “Nuit et Brouillard” ou “Le Port d’Amsterdam” pour la première fois…

D’ailleurs, en parlant du Port d’Amsterdam :

Et si on y prend goût (peut-être pas un jour de spleen…), on peut écouter tout l’album sur Deezer





Vœux 2011 d’un vieil apache, Épisode 4 – Révolte – Complétée et augmentée

26 01 2011

Maintenant qu’on s’est bien indigné contre, pour résumer, les atteintes aux libertés et à l’environnement, le libéralisme économique, la défaillance des pouvoirs politiques, et les replis communautaires de toutes formes, QU’EST-CE QU’ON FAIT ?

  1. On se soumet ?

  2. On fuit ?

  3. On se révolte ?

Si vous avez répondu 2, ou pire, 1, alors je suis triste pour vous, mais je vous souhaite de ressentir

un jour l’envie de vivre debout.

Maintenant, examinons brièvement, en fonction de la situation politique de différents pays, les possibilités et risques de révolte qui s’offrent à ceux qui choisissent de ne pas plier l’échine.

Pour cela je vous propose une petite échelle inspirée de la DEFCON (Defense Condition) des militaires US, voici donc l’échelle REVCON. Et j’entends déjà les mauvaises langues parler de Rêves à la C…

  • REVCON 1 : Dictature totale et sanguinaire (Allemagne nazie, URSS stalinienne, Corée du Nord, 1984 de George Orwell…). Contrôle absolu par l’état de toutes les institutions, de l’économie, et des medias, délation encouragée et généralisée. Possibilités de révolte très limitées et très risquées. Aucun espoir, sauf un effondrement des institutions ou une guerre.

  • REVCON 2 : Dictature très dure (Chine, Pacte de Varsovie après Staline, Chili de Pinochet). Contrôle très fort de l’état sur toutes les institutions, et les médias. Le secteur économique peut être étatisé ou complètement privé, mais toujours en phase avec le gouvernement. Possibilités de révolte limitées et risquées. Possibilités limitées de communication libre, en contournant la censure, dissidence limitée possible mais dangereuse. Aucun espoir sans soutien extérieur, sauf un effondrement des institutions.

  • REVCON 3 : Dictature à façade démocratique (Russie, Égypte, Syrie, Iran, Tunisie de Ben Ali…). Les institutions imitent celle d’une démocratie, mais l’alternance politique n’est pas une option. Les pouvoirs sont à peine plus indépendants qu’en REVCON 2, et l’économie est aux mains de la clique gouvernante, souvent avec le soutien des institutions internationales. Seuls quelques espaces de liberté survivent, l’opposition est bridée dans le niveau de critique du pouvoir en place, et l’accès aux moyens de communication. Les opposants les plus virulents disparaissent ou sont victimes d’accidents… Les mouvements populaires sont violemment réprimés.. Peu d’espoir sans soutien extérieur, mais les gouvernements des ces pays-là sont parfois des colosses aux pieds d’argile.

  • REVCON 4 : Démocratie réelle (pays d’Europe occidentale, USA,… ). Tous prétendent être au niveau REVCON 5, mais la réalité est plus nuancée : tentative de prise en main du législatif et du judiciaire par l’exécutif, collusions entre pouvoirs économiques, médiatiques et politiques, limitation progressive et insidieuse des libertés au nom de la lutte contre le terrorisme. Malgré tout, les oppositions disposent encore de moyens (médias, partis, ONG) pour jouer les contre-pouvoir. L’alternance politique est possible, mais qu’une différence notable soit ressentie par les citoyens. Situation instable, appelée à évoluer en fonction du niveau de consentement des citoyens. Il est encore temps d’envisager des révoltes constructives et non violentes, ne pas laisser passer la chance !

  • REVCON 5 : Démocratie vraie (Aucun exemple ?). Séparation réelle des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, indépendance garantie de médias, liberté d’opinion et de culte. Aucune influence des pouvoirs économiques dans la sphère politique. Système de protection sociale et de Révolte inutile, mais vigilance obligatoire. On peut en rêver…

 

A noter que cette échelle ne prend en compte que les pouvoirs politiques, mais on pourrait aussi l’utiliser pour évaluer le climat à l’intérieur des entreprises ou des administrations. Ainsi, on pourrait raisonnablement situer la plupart des entreprises moyennes à grandes au niveau REVCON 3, même si la violence physique y est devenue très rare. En contrepartie, la violence psychologique y est très fréquente.

 

Maintenant, si vous lisez cet article, c’est que vous êtes francophone et avez accès à Internet, donc assez probablement habitant d’un pays occidental.

Donc, pourquoi et comment se révolter dans un pays occidental et, toutes proportions gardées, relativement démocratique ?

Répondre au pourquoi est finalement relativement aisé, et on se reportera au chapitre « indignation » des présents vœux.

 

Le comment peut être multiforme, mais comporte au moins une étape préalable, à savoir la révolte intérieure, celle qui consiste à réveiller sa conscience endormie par les médias officiels, et par l’idéologie individualiste et consumériste dominante :

  • Boycotter la télévision ou, pour un sevrage progressif, au moins les chaines commerciales et les prime times racoleurs des autres. Pour paraphraser un grand ponte de la petite lucarne abrutissante, vous y récupérerez du temps de cerveau disponible.

  • S’éduquer au scepticisme.
    Je conseille au passage la lecture de l’excellent « Petit cours d’autodéfense intellectuelle » de Normand Baillargeon – ISBN : 2-895960-44-5 – dont la version initiale (bien moins complète que le livre) est librement téléchargeable ici.
    La pratique du scepticisme, loin d’être une incitation à la paranoïa et à la misanthropie, est au contraire un excellent moyen de décrypter les tentatives de manipulation dont nous sommes quotidiennement les objets plus ou moins consentants.

  • Lire pour s’informer, en multipliant les sources et les influences.

  • Assumer le fait de ne pas se sentir obligé de hurler avec les loups, autrement dit se sentir capable de défendre une position minoritaire, si elle vous semble logiquement défendable.

  • Remettre en question ses propres convictions : on hérite souvent des opinions de ses parents, ou, souvent au moment de l’adolescence, on va au contraire les rejeter dans un élan de révolte d’origine essentiellement hormonale. Et si on cherchait plutôt à penser avec les points de vue qui ne sont pas les nôtres, à s’entrainer à voir le monde avec d’autres yeux. Une seule approche pouvant servir à s’ouvrir aux autres en les comprenant, ou au contraire à anticiper les actions de ceux que l’on considère comme ses ennemis. Question de circonstances…

  • S’exercer à démonter le consensus mou et fataliste de la pensée unique. Un petit tour du côté de la pensée de Noam Chomsky, entre autres est dans ce cas des plus salutaires.

 

Et une fois que vous voilà redevenu un Esprit Libre, il est temps passer à la phase active de la révolte, tout en gardant à l’esprit que nous sommes toujours en REVCON 2 (ou 2+ …), ce qui implique le rejet de toute forme de violence ou d’action immorale. J’établirai à ce propos un distinction entre le légal et l’immoral. En effet, quand un état promulgue des lois scélérates, alors la morale peut être du côté de l’illégalité. A titre d’exemple, il me vient immédiatement à l’esprit celui des associations de soutien aux sans-papiers, des faucheurs d’OGM, des simples voyageurs prenant fait et cause pour un expulsé, et s’opposant à leurs risques et périls à la brutalité policière…

Mais ces limites laissent encore un champ d’action vaste et menacé, donc il est grand temps :

  • De s’engager, dans les partis politiques, associations, syndicats, ONG…
  • De voter, car même si l’image que donne les partis politiques est souvent consternante
  • De s’exprimer, par la parole, l’image, l’écrit, l’art…
  • De redécouvrir le goût du collectif, dans ce qu’il a d’ouvert, d’enrichissant et d’indispensable à l’humain, aussi loin de l’image des hordes fanatisées (de supporters, de militants FN, de supporters militants FN…) que de celle de l’homo economicus, pauvre créature individualiste et isolée dans sa quête impossible du bonheur par la consommation et l’endettement, imaginée par les penseurs néo-libéraux.
  • De rêver un avenir plus riant que celui qu’on nous concocte dans le secret des conseils d’administration et des ministères.
  • D’apprendre à devenir les héros de nos propres vies.

Si nous laissons passer l’occasion, si nous acceptons sans rechigner que les Droits de l’Homme soient bafoués au nom de la sécurité et de l’efficacité économique, alors la démocratie aura terminé sa mutation en oligarchie politico-économique, et la révolte sera bien plus compliquée :

  • Il faudrait ré-apprendre des anciens les méthodes de la Résistance.
  • Il faudrait maîtriser les possibilités et les vulnérabilités offertes par la technologie.
  • Il y aurait des martyrs.
  • Faut-il être romantique ou stupide, pour attendre ce niveau de gravité avant d’envisager de seulement commencer à se révolter ?

Alors pour 2011, je nous souhaite à tous une révolte pacifique, collective, créative, généreuse, pour envoyer la pensée unique et sécuritaire aux oubliettes de l’histoire !

Et si on osait REVER maintenant ?








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