Bouquins

Des lectures qui m’ont influencés, sans ordre ni logique pour le moment…

  • Le Troupeau Aveugle (John Brunner, 1972, ISBN 2253072079) : L’Homme a détruit la Nature, mais elle se venge, à coups de pluies acides, de germes et de parasites résistants. Mais les privilégiés continuent à s’enrichir, parfois sous couvert d’humanisme, et quitte à jouer les apprentis-sorciers. Et il ne fait pas bon dire la vérité dans un Amérique asservie aux intérêts de l’Argent.
    J.Brunner n’avait pas prévu toutes les catastrophes qui nous tombent dessus ou nous attendent, mais ça reste une bonne claque. Et puis il nous laisse même de l’espoir…
  • L’Argent, Mode d’Emploi (Paul Jorion, 2009, ISBN 2213644047 ) : L’argent joue dans la crise que nous traversons un rôle central : l’hypertrophie de la finance a fait que l’économie financière a pris la place de l’économie productive. De grandes puissances comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne se sont spécialisées dans le service financier, c’est-à-dire dans la manipulation de l’argent. Il est ainsi devenu durant la deuxième moitié du XXe siècle la principale marchandise faisant l’objet d’un commerce ! Alors que la crise financière progressait, des sommes gigantesques sont parties en fumée. La surprise fut générale : ceux qui plaçaient leur argent s’étaient faits à l’idée que d’autres produiraient de la richesse à l’aide de ces sommes, que l’argent non seulement reviendrait vers les prêteurs, mais aussi qu’il rapporterait, comme par une sorte de loi naturelle…
    Est-il possible d’assigner à l’argent une place plus  » juste « ? Et si l’argent, au lieu d’aller en priorité et majoritairement à ceux qui le possèdent déjà, investisseurs ou  » capitalistes « , prêteurs d’argent qu’ils ont en trop en échange d’intérêts ou de dividendes, revenait vers les authentiques créateurs de richesses? Voici quelques-unes des nombreuses questions que pose L’Argent, mode d’emploi. En proposant un regard véritablement neuf et concret sur l’argent, Paul Jorion analyse en profondeur l’évolution du rapport que l’homme a entretenu avec lui et refonde d’autres perspectives pour l’avenir.
    (Présentation de l’éditeur).L’approche didactique et quasiment mécaniste de l’argent (conservation des quantités…) que propose P. Jorion me convient personnellement bien mieux que le jargon pseudo-psychologique des économistes officiels (confiance, consensus, tendance, etc…). Et son optimisme raisonnable n’est pas désagréable non plus !
  • La Zone du Dehors (Alain Damasio, 2001-2007, ISBN 2070361330) : 2084. Owell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s’opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu’on forme, tout simplement. Au cœur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte, Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution et même au-delà, jusqu’à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver. La Zone du dehors est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle. Vous pouvez toujours baisser la tête et les paupières. Et reposer ce pavé. Ce n’est que de la science-fiction. La demande sécuritaire, les manipulations soft, la gestion de nos corps, le temps de cerveau disponible, les citoyens traçables, géolocalisés par leur portable, ce ne sont pas nos enjeux, ici, chaque jour. Ce n’est pas ce que nous vivons. Aucun intérêt. D’ailleurs, il n’y a pas de caméras dans nos villes. (Présentation de l’éditeur, légèrement abrégée).
    Ce bouquin est DANGEREUX ! Du genre à donner des velléités de révolte, pardon de Volte, au brave citoyen-consommateur-modèle de nos sociétés occidentales.
  • Pour sauver la planète, sortez du capitalisme (Hervé Kempf, 2009, ISBN 2020975882) : Un spécialiste de l’environnement dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : le néolibéralisme est devenu un péril pour la planète elle-même. Il faudra, un jour ou l’autre, en sortir. Un autre monde est possible, il est indispensable, il est à notre portée. Le capitalisme, après un règne de deux cents ans, s’est métamorphosé en entrant dans une phase mortifère : il génère tout à la fois une crise économique majeure et une crise écologique d’ampleur historique. Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l’économie n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit. Dans un récit original, l’auteur explique comment le capitalisme a changé de régime depuis les années 1980 et a réussi à imposer son modèle individualiste de comportement, marginalisant les logiques collectives. Pour en sortir, il faut prioritairement se défaire de ce conditionnement psychique. L’ouvrage précédent d’Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète, a rencontré un grand succès aussi bien en France et au Québec qu’à l’étranger, avec des traductions en anglais, espagnol, italien et grec. Dans ce nouvel essai, l’auteur, journaliste au Monde, montre qu’en dépit des menaces l’avenir reste ouvert et l’optimisme justifié L’oligarchie cherche à détourner l’attention d’un public de plus en plus conscient du désastre imminent en lui faisant croire que la technologie pourrait surmonter l’obstacle. Cette illusion ne vise qu’à perpétuer le système de domination en vigueur. Comme l’illustre la démonstration ancrée dans la réalité et animée de nombreux reportages, l’avenir n’est pas dans la technologie, mais dans un nouvel agencement des relations sociales. Ce qui fera pencher la balance, c’est la force et la vitesse avec lesquelles nous saurons retrouver l’exigence de la solidarité..
    Ce bouquin est DANGEREUX ! Du genre à donner des velléités de révolte, pardon de Volte, au brave citoyen-consommateur-modèle de nos sociétés occidentales.

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