J’aimerais bien sauver le monde, mais comment ? Episode 5 – Saison 1

17 02 2010

Foin d’un rythme quotidien ou même hebdomadaire, il faut bien s’y résoudre, il s’agit d’un blog à périodicité ALEATOIRE!

L’esclave du grand capital n’a plus forcément de temps de cerveau disponible, en fin de journée, pour se transformer en blogueur révolté.

Ceci dit, il y a parfois de minuscules nouvelles qui font chaud au cœur : ainsi, j’ai remarqué qu’à l’hôtel où je me rends le plus souvent lors de mes déplacements professionnels (très « déplacement professionnel », l’hôtel…), sur le présentoir des journaux disponibles au petit déjeuner, certains journaux avaient disparus, alors que de nouveaux étaient apparus…

En l’occurrence, le Journal des Finances et le Wall Street Journal avaient été remplacés par Libération et Marianne !

D’accord, on n’en est pas encore au Monde Libertaire ou à La Décroissance, d’autant que l’inévitable Figaro avait encore sa place en tête de gondole (alors que personnellement, je n’en voudrais même pas pour me désembrenner le fondement)… Malgré tout j’aime à y voir un signe d’espoir.

Bon, c’est pas tout ça, mais il va quand même falloir parler bientôt de sujets sérieux… Demain ?

Et c’est tout pour aujourd’hui !

A bientôt les Shadoks !

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J’aimerais bien sauver le monde, mais comment ? Episode 4 – Saison 1

25 01 2010

Nous avons tous des idées personnelles, qui majoritairement ne sont pas tant les nôtres, que  celles dans lesquelles nous nous reconnaissons.

Alors aujourd’hui,  j’ai envie de lister dans une page des bouquins qui m’ont marqués, et qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué à forger mes opinions. Liste ni exhaustive, ni définitive…

Le 26/01/10, je me suis dit qu’il faudrait rajouter un peu d’infos sur ces trois bouquins, en attendant d’allonger la liste…

Et c’est tout pour aujourd’hui !

A bientôt les Shadoks !





J’aimerais bien sauver le monde, mais comment ? Episode 3 – Saison 1

19 01 2010

Comme il est décidément difficile de tenir un rythme quasi-quotidien, je comptais consacrer ce troisième épisode à expliquer le pourquoi du comment j’étais inquiet, énervé, et finalement motivé, à mon niveau infinitésimal de citoyen lambda, à AGIR.

Mais voilà, encore un truc énervant : il se trouve qu’il y en a qui le font très bien, alors quand on a lu un texte d’eux sur, au hasard, le blog de Paul Jorion, on s’aperçoit qu’il est difficile ensuite de faire autre chose que les paraphraser. Donc, autant les citer carrément…

En l’occurrence, je me permet ici de reproduire un article d’Olivier Brumaire paru sur ce même blog, tout en signalant que l’original se trouve ici, et en espérant que l’auteur ne prendra pas ombrage de voir ses propos reproduits in-extenso.

2010 déploie à peine ses ailes. Beaucoup d’analystes ayant annoncé la crise sont (très) pessimistes sur le devenir économique à court terme. Bien entendu, leur impact reste à ce jour limité, le système médiatique restant en phase « autoprotection » et limitant leurs possibilités d’expression.

Pourtant, un bref regard rétrospectif sur l’année 2009 suffit à embrasser l’étendue du vide des actions ayant suivi la « pire crise depuis 1929 » – voire peut-être la pire « crise » tout court, qui captera sans doute pour elle-même ce seul terme à l’avenir.

Bien entendu, tous les discours (y compris quasi marxistes), toutes les rodomontades, tous les coups de menton, toutes les gesticulations nous aurons été imposés – quel dommage que nos dirigeants ne soient pas des éoliennes, cela aurait été un début d’alternative à la déplétion pétrolière…

2009 restera probablement pour des générations d’historiens un magnifique cas de sociologie de la pathologie politique, de l’inaction camouflée en « reforme », de débats incongrus régulièrement lancés pour détourner notre attention (bien que la Perse soit revenue sur le devant de la scène, nous en sommes bêtement restés à « comment peut-on être Français » – attention, le manque de lecture nuit gravement à votre réflexion, et peut provoquer des maladies graves…), de communication à la place de l’action, se résumant dans la formule « dire, c’est faire ». Mais après tout, on a aussi les hommes politiques qu’on mérite en démocratie.

Ont donc défilé les boucs émissaires (les paradis fiscaux, les banquiers, les traders, …), mais bien entendu, jamais les politiques définissant ou ayant défini les règles du jeu de notre économie mondialisée et hyper-financiarisée, profitant à une seule infime minorité, ayant transformé l’Homme en coût salarial à réduire d’urgence, politique ayant emporté dans sa logique court-termiste le consommateur qui soutenait la croissance passée (mais n’est pas Henry Ford qui veut, même avec 3 grandes écoles dans son parcours « d’élite »).

Comme cela était prévisible, vu ses réseaux d’influence et son idéologie ayant irrigué la caste que Thorstein Veblen nommait si bien « la classe de loisir », aucune reforme sérieuse n’a été entreprise sous la pression du lobbying de la Finance, qui a déjà renoué avec son arrogance, et, pire, ses pratiques néfastes et suicidaires, savonnant la planche pour des problèmes à très court terme, bref une re-crise en lieu et place d’une reprise.

Or, force est de constater que nous sommes toujours dans la phase de déni, première phase du deuil de notre (illusoire et non durable) prospérité passée, bâtie à coups de traites sur la société, sur les autres pays, sur la planète, bref, sur l’avenir.

Quand on regarde beaucoup de réactions récentes – « Les Islandais seront responsables », « Un défaut des États-Unis est impossible », « La probabilité de mouvements populaires est très faible », « La Chine est obligée de soutenir les États-Unis », etc. – on constate finalement que ce déni s’alimente d’une analyse en « poursuite de tendance ». Cela fait 60 ans que les États-Unis et le dollar dominent la planète « donc » cela continuera, le pétrole coule à flots « donc » ça continuera, nous vampirisons depuis toujours sans trop de problèmes la planète « donc » ça peut continuer.

Sans doute que, quand une tendance dure très longtemps par rapport à une vie humaine, notre esprit a-t-il du mal à concevoir que les choses puissent changer brutalement, ou, si nous le savons, imaginons-nous que cela surviendra toujours plus tard, car face à une perspective difficile avec peu de solutions, « nous ne croyons pas ce que nous savons » comme l’a écrit Jean-Pierre Dupuy.

C’est ainsi que les meilleurs esprits scientifiques ont prêté et prêtent encore à un État dont 12 % de la population vit de bons alimentaires (35 millions…), qui est en train de perdre 2 guerres (et probablement bientôt 3), voit certaines de ses régions en faillite, a 20 % de sa population au chômage, n’a aucun moyen de relancer ni investissement, ni consommation, ni exportations, est drogué au pétrole au début du pic pétrolier, et enfin, annonce tranquillement 9 000 Md$ de déficits dans les 5 ans qui viennent ? Mais pas de problème, c’est écrit AAA dessus… Connaissez-vous la notion de soutien abusif et ses conséquences naturelles ?

Or la deuxième phase d’un deuil est malheureusement la colère.

Comment réagira un peuple lorsqu’il réalisera qu’il aura été berné par ses dirigeants politiques, par les médias, par des économistes « en vue » complices ? Comment réagira une jeunesse dont le seul avenir se réduira à un choix entre le chômage et du travail précaire destiné à rembourser les dettes de leurs parents, a fortiori dans un contexte de rationnement des ressources ? Comment réagira la première génération, droguée depuis sa prime jeunesse au matérialisme, à la gloriole éphémère, à la croissance et la consommation de produits inutiles, quand elle comprendra que son destin sera de vivre bien moins confortablement que la génération précédente, et pire, pour le maintien des standards de vie de ladite génération, cupide et irresponsable ?

Comment réagiront les Chinois et les Indiens – 2 milliards d’humains bâtis de la même chair que la nôtre, avec les mêmes espoirs et les mêmes rêves que les nôtres – qui ont moins de 30 voitures pour 1000 habitants, quand on leur expliquera qu’il n’y aura pas assez de ressources pour en construire plus et qu’ils devront continuer le vélo, quand les 4×4 et les 900 voitures pour 1000 habitants des États-Unis rouleront encore ?

Comment ne pas imaginer que se lèveront des leaders nocifs, à visée totalitaire, jouant sur les peurs, excitant les jalousies, flattant le nationalisme et la xénophobie, réduisant les libertés et acquis sociaux tissant le lien sociétal – nous en discernons et vivons déjà les prémices…

Qu’opposera alors un système démocratique qui finira discrédité si nous ne changeons pas RAPIDEMENT les choses ? Car le compteur est enclenché, les mécanismes souterrains sont à l’œuvre. Les tensions s’accumulent, et un jour, brutalement, la faille glisse, le tremblement de terre emporte tout et détruit ces murs et cette société que l’on pensait si solide.

Une nouvelle politique de Civilisation est à construire, en sortant de la pensée « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Des réformes urgentes, finalement pas si difficiles, doivent être entreprises. Rapidement. Très rapidement. L’heure des débats d’experts est terminée, le bateau prend l’eau, peu importe que votre cabine ne soit pas encore inondée. Chaque pays n’agit qu’en fonction de ses intérêts et de celui de son peuple, penser le contraire est d’une naïveté confondante. Guérissons-nous au plus vite de ce « syndrome Bisounours ».

La génération de mes parents est la première à ne pas avoir connu la guerre.

Il nous appartient à chacun, au plus vite, avec nos moyens, de faire en sorte que cela ne soit pas la dernière…

Olivier Brumaire est l’auteur du livre Une crise de Transition, librement téléchargeable sur reformons-le-capitalisme.fr

Et puisqu’il me semble que les postulats sont ainsi magistralement posés, il sera temps pour le prochain billet de commencer à aborder les remèdes possibles, par exemple en les classant en :

  • Palliatifs
  • Curatifs
  • Préventifs

Et c’est tout pour aujourd’hui !

A bientôt les Shadoks !





J’aimerais bien sauver le monde, mais comment ? Episode 2 – Saison 1

15 01 2010

C’est qui le quidam qui écrit là en fait ?

  • Un père de famille
  • Un citoyen français
  • Un salarié du secteur privé
  • Un propriétaire
  • Un endetté ordinaire (pour devenir propriétaire…)
  • Bref, un français moyen et a priori sans histoires…

Mais, répond le chœur, pourquoi il nous emm… sur le web alors, le français moyen ?

Et lui répond qu’il est pas mal énervé et inquiet pour l’avenir, et pas seulement le sien, alors il va écrire son énervement et son inquiétude sur le web, et que même s’il n’y sera pas le seul, ça sera toujours mieux que de cogiter dans son coin.

Et puis il se dit aussi qu’il devrait « faire quelque chose », sans bien savoir par quel bout commencer, et comment ne pas se tromper.

Parce qu’en plus il n’a ni beaucoup de temps disponible, ni très envie de voir sa tribu pâtir de ses éventuelles actions.

Alors dans ce cas, qu’est-ce qu’il fait ?

  • Rien comme la majorité, comme ceux qui se disent qu’ils auront le temps plus tard, à la retraite ou au chômage, pour se consacrer à des Causes ? Sauf que l’heure n’est probablement plus aux atermoiements et à la procrastination…
  • Quelque chose, oui, mais quoi  ?

Donc, pour commencer, il va brasser de l’air sur un blog, il va chercher des infos, pousser des coups de gueules et des cris du cœur, l’ouvrir sur tout et n’importe quoi, et on verra bien ce que ça dira…

Et c’est tout pour aujourd’hui !

A bientôt les Shadoks !





J’aimerais bien sauver le monde, mais comment ? Episode 1 – Saison 1

13 01 2010

Un an que ce blog existe, mais finalement il sert à quoi ?

  1. Pas à grand-chose si son contenu n’évolue pas.
  2. Pas à grand-chose s’il n’apporte pas une voix originale dans la jungle des blogs politico-économico-écolo-gauchisants.
  3. Pas à grand-chose s’il ne comporte pas au moins une signature faisant autorité dans l’un des domaines sus-mentionnés.
  4. Pas à grand-chose si… On doit pouvoir en trouver bien d’autres dans ce style-là, mais on dira que le compte y est pour le moment.
  5. Finalement, ce blog n’a  d’autre prétention que d’exprimer les opinions d’un quidam. Un de ces citoyens lambda, inquiet pour l’avenir, désabusé quant à ceux qui s’arrogent le pouvoir de le modeler, mais qui refuse de désespérer… Et qui se dit qu’il est peut-être temps d’écrire le journal intime de ses espoirs et indignations, même s’il ne s’agit guère plus que de prêches  dans le désert.

Bref, voici le premier épisode d’une série qui ambitionne de tenir un rythme quasi-quotidien… Intitulée, je vous le donne en mille : « J’aimerais bien sauver le monde, mais comment ? »

Et c’est tout pour aujourd’hui !

A demain amis Shadoks !